Missions
- Publié le 11 Février 2011
Dans son action de tous les jours, l'association ASDER a pour missions principales, la sensibilis
ation, l'information, le conseil ainsi que la formation et l'accompagnement des collectivités pour atteindre l'objectif visé de l'accompagnement au changement indispensable en vue d'un avenir énergétique durable.
Sensibilisation : actions tournées principalement sur les thèmes des économies d'énergies, la maîtrise de l'énergie, le développement des énergies renouvelables et l'éco-consommation au travers d’une participation à des salons, des conférences, des visites de sites, des expositions...
Information et conseil : toujours sur ces mêmes thématiques, avec des renseignements téléphoniques et/ou des rendez-vous avec les porteurs de projets.

Accompagnement : il s’agit de l'accompagnement des professionnels ainsi que des maîtres d’ouvrage pour le dé veloppement de projets collectifs publics ou privés avec une aide à la décision et un appui technique et économique. L’ASDER participe aussi à l'élaboration de politiqu es territoriales.
L’ASDER accompagne différents organismes pour des politiques énergétiques différenciées avec un volet important sur la précarité énergétique.
Formation : une des spécificités de l’ASDER est d'être aussi centre de formation avec deux formations principa les dont une certifiante de niveau II. Des modules de formation courts sont organisés pour différents publics, qu'ils soient professionnels, universitaires ou scolaires. L’ASDER intervient aussi avec différents
centres de formation, comme l'INES, l'université de Savoie, le CFPPA ...
L'ASDER œuvre donc pour la construction d'un avenir énergétique durable, en s'engageant autour des thèmes de la sobriété énergétique, de la maîtrise de l'énergie et du développement des énergies renouvelables. Ces actions reposent totalement sur la trilogie négaWatt©.
- la sobriété énergétique, qui consiste à supprimer les gaspillages et les besoins superflus
- l’efficacité énergétique, qui permet de réduire les consommations d’énergie pour un besoin donné
- les énergies renouvelables, qui répondront aux besoins énergétiques résiduels avec un faible impact sur l’environnement et une gestion décentralisée.
Pour l’ASDER, il faut quitter le schéma tendanciel du « toujours plus » qui n'est plus compatible avec un monde fini et agir pour favoriser les changements de comportements individuels et collectifs.
« L’humanité pré-copernicienne et l’humanité post-copernicienne voient le même soleil, mais, pour la première, c’est un disque tournant autour de la Terre, pour la seconde, c’est l’astre autour duquel tourne la Terre. Il a fallu, certes, pour que se constitue la nouvelle théorie, de nouvelles informations qui apportèrent la perturbation dans les anciennes, mais il a fallu aussi qu’un nouveau système cohérent d’hypothèses puisse mettre le soleil au centre du monde et la Terre à sa périphérie. Tout se joue donc, non seulement sur le plan de la seule information, mais sur le plan du cycle information↔ théorie↔ vision du monde qui permet de faire écrouler l’ordre et l’organisation de l’univers, et de susciter l’édification d’un nouvel ordre et d’une nouvelle organisation ».
Edgar MORIN, Pour rentrer dans le 21 e siècle
Point de vue d’Alain Weber, directeur de l’ASDER, sur la façon de dispenser information et formation :
"Comment à partir des représentations sur l'énergie dans sa globalité revoir l'information et /ou dispenser des formations ? Ainsi rédigée, cette question suggérerait l'idée que les effets d'une formation pourraient, au delà d'un simple phénomène d'influence, se situer dans le champ du changement des représentations sociales, qui sont à la fois "l'obstacle et le fondement". Il faut donc prendre en compte les aspects économiques, écologiques et sociaux pour avoir une vision globale de la problématique énergétique.
Le travail de l'ASDER se situe ici, avec l'information, l'accompagnement et les formations qu'elle doit dispenser. Un travail systémique est donc la base de réflexion pour l'information donnée ainsi que le développement des formations dans un contexte dit de "développement durable", avec l'apport d'une information contradictoire entraînant la possibilité d'une expertise du public ciblé sur leur politique énergétique en s'écartant des "insularismes" économiques et environnementalistes au travers d'une approche que nous essayons holistique afin de relier l'éthique, le politique et la science. Le tout étant beaucoup plus que la somme des parties.
Les énergies renouvelables ne sont pas seulement de soi disant nouvelles énergies à mettre en œuvre face à la pénurie rapide des énergies fossiles et fissile mais rentrent dans un programme dit de "développement durable" si l'on veut que notre civilisation continue son développement et pas forcément sa croissance. Nous reprenons ici deux termes souvent utilisés l'un pour l'autre mais n'ayant pas la même finalité. En effet le développement désigne ici une qualité alors que croissance symbolise plutôt une quantité. Il ne faut plus réfléchir chacun de son coté sans jamais rencontrer l'autre et aborder les énergies renouvelables dans un contexte de durabilité et d'efficacité avec la recherche d'une autre logique. Il faut maintenant envisager notre avenir à partir d'énergies de flux et oublier les énergies de stock qui nous mènerons droit dans le mur en laissant une grande partie de la population sur le pavé dans un avenir très proche. Cela rejoint notre « slogan » Partageons l'énergie, aussi bien au sens propre que figuré.
Le passé n'est pas la référence obligée de l'avenir et nous avons à décider, jour après jour, de notre relation avec l'écosystème, notre place dans l'anthroposystème*. Ceci ne signifie nullement faire table rase du passé mais savoir utiliser les erreurs faites précédemment pour ne pas les renouveler aujourd'hui."
* Interactions entre écosystème et socio-système qui interagissent en co-évolution selon des échelles de temps et d’espace variées.













